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L’EPCR a dévoilé ce mercredi matin les huit hommes en course pour remporter le prestigieux prix du “Investec Player of the Year”. Un trophée décerné chaque année au meilleur joueur de la Champions Cup, glané à sept reprises par un pensionnaire du Top 14. Avec l’élite française une nouvelle fois mise à l’honneur cette saison, retour sur les anciens gagnants de l’Hexagone.

L’EPCR a dévoilé ce mercredi matin les huit hommes en course pour remporter le prestigieux prix du “Investec Player of the Year”. Un trophée décerné chaque année au meilleur joueur de la Champions Cup, glané à sept reprises par un pensionnaire du Top 14. Avec l’élite française une nouvelle fois mise à l’honneur cette saison, retour sur les anciens gagnants de l’Hexagone.
Thomas Ramos, Jack Willis, Maxime Lucu et Damian Penaud. Voilà les quatre noms qui représenteront fièrement le Top 14 lors du vote du meilleur joueur européen cette année. Mais qui succèdera à Antoine Dupont, sacré sur la pelouse du Tottenham Hotspur Stadium l’année passée ? C’est la grande question du moment depuis l’annonce d’une shortlist forte de huit joueurs ce mercredi.
Comptant pas moins de la moitié des nominés pour cette édition 2025, le championnat tricolore est comme souvent plébiscité. Une situation devenue presque rituelle pour une compétition domestique que beaucoup considèrent comme la plus puissante du monde. Si les hommes du quatuor de Bordeaux et Toulouse, encore invaincus après six matchs et désormais qualifiés pour les demi-finales, figurent en effet parmi les favoris au prix, il n’est pas impossible de voir à nouveau un nom du Top 14 sacré le 24 mai prochain. Comme six autres avant eux.
2013 - Jonny Wilkinson (Toulon)
Le King. En 2013, Jonny Wilkinson a écrit un peu plus sa légende sous le maillot du RCT, auteur d’une campagne européenne taille patron avec l’écurie varoise. Stratège hors pair et chirurgical face aux perches, l’icône anglaise a été le métronome d’une formation toulonnaise qui découvrait le sommet de l’Europe pour la première fois de son Histoire.
Chef d’orchestre des “Galactiques” de Mourad Boudjellal, ‘Wilko’ s’est montré décisif tout au long d’un parcours devenu mythique sur la Rade. Déjà champion du monde dix ans plus tôt, le demi d’ouverture du XV de la Rose a prouvé qu’il était encore au sommet de son art, même sur le tard, menant les siens vers un premier sacre face à Clermont (16-15).
2014 - Steffon Armitage (Toulon)
L’année suivante, c’est un autre joueur du RCT qui rafle les honneurs, une nouvelle preuve de la domination sans partage des sudistes sur la scène continentale !
Véritable machine à gratter, Steffon Armitage a été l’âme du pack toulonnais lors du doublé historique, épaulé par des légendes du sport dans un huit de devants qui a écrasé les Saracens à Cardiff. Carl Hayman, Bakkies Botha, Juan Smith ou encore Juan Martín Fernández Lobbe… le numéro 8 anglais n’est peut-être pas le plus clinquant de la liste, mais s’est distingué lors d’une campagne européenne XXL.
Impeccable en défense et omniprésent dans les rucks, rarement un troisième ligne aura autant pesé dans l’ombre… pour décrocher la lumière.
2015 - Nick Abendanon (Clermont)
Même dans la défaite, l’élégance peut être récompensée. En 2015, malgré une finale perdue contre Toulon (18-24), l’arrière anglais de Clermont a été couronné meilleur joueur de la compétition, gratifiant son année majestueuse en Auvergne.
Insaisissable à l’arrière garde des Jaunards, Abendanon a enchaîné les relances dévastatrices et les inspirations lumineuses. Comme en témoigne son essai fulgurant sur la pelouse de Twickenham, se jouant de toute la défense varoise. Iconique.
2018 - Leone Nakarawa (Racing 92)
Un ovni fidjien qui a brillé en terres franciliennes. Tour de contrôle du pack ciel et blanc, Leone Nakarawa restera comme l’un des plus grands showmen de la compétition avec des statistiques affolantes pour un deuxième ligne : 4 essais, 124 courses balle en main, 38 touches gagnées, 553 mètres parcourus et pas moins de 22 offloads… Le Racingman aura marqué la compétition de son empreinte au cours d’une campagne étincelante du côté de Nanterre.
Si son club du Racing 92 échoue en finale face au Leinster cette année là, ses passes après contact surnaturelles et sa capacité à casser les lignes auront tout de même ébloui l’Europe entière lors de l’édition 2017-2018.
2021 - Antoine Dupont (Toulouse)
L’année Antoine Dupont. Un an après avoir été sacré MVP du Tournoi des 6 Nations pour la première fois, le demi de mêlée des Bleus entre dans une nouvelle dimension en 2021. Lauréat World Rugby pour le prix du meilleur joueur de la saison, le Toulousain rafle la mise dans presque toutes les distinctions individuelles et se dresse en véritable star planétaire aux cotés des plus grands noms du ballon ovale.
Déjà chouchou du public français, ‘le petit général’ a éclaboussé la Champions Cup de son génie, tout comme en Top 14, menant les siens vers une cinquième étoile européenne et un historique 21ème Bouclier de Brennus. Un parcours époustouflant, qui le voit devenir le premier Français à remporter le prestigieux trophée décerné par l’EPCR. Légendaire.
2023 - Grégory Alldritt (La Rochelle)
Puissance, constance, exemplarité : Grégory Alldritt a été le leader d’un Stade Rochelais conquérant en 2023, de quoi poursuivre l’hégémonie française en Coupe d’Europe.
Capitaine de l’ombre des Maritimes, le troisième ligne a porté son équipe vers un doublé invraisemblable après leur sacre en 2022 et succède à son ami gersois en tant que tête de gondole de la Champions Cup. Entre plaquages, charges et leadership silencieux, le Rochelais s’est hissé au rang des meilleurs à son poste, à l’image de sa prestation une nouvelle fois éclatante en finale face au Leinster.
2024 - Antoine Dupont (Toulouse)
Que dire de plus sur Antoine Dupont qui n’a pas déjà été dit ? Déjà couronné en 2021, le numéro 9 toulousain remet ça en 2024 avec une nouvelle campagne brillante en Europe. Monstrueux tout au long de l’année, le capitaine des Bleus a fini en beauté face au Leinster, une nouvelle fois décisif en finale et élu homme du match sur la pelouse des Spurs. Quatre turnovers gagnés, huit plaquages réussis et deux spectaculaires 50:22 assénés, c’est une démonstration de Dupont, ce qui devient une habitude ces dernières années.
Deux trophées individuels, six étoiles pour Toulouse… et un statut de légende qui ne cesse de grandir.