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Ce week-end, le Top 14 rimait avec phases finales sur les pelouses de Bayonne et Toulon. Deux barrages très attendus, sans réelle surprise à l’arrivée. Retour sur deux victoires maîtrisées des clubs hôtes, désormais qualifiés pour le dernier carré.

Ce week-end, le Top 14 rimait avec phases finales sur les pelouses de Bayonne et Toulon. Deux barrages très attendus, sans réelle surprise à l’arrivée. Retour sur deux victoires maîtrisées des clubs hôtes, désormais qualifiés pour le dernier carré.
Bayonne vs Clermont : autorité basque


Spring T. (55')
Tries
Segonds J. (19', 33'), Lopez C. (61', 72')
Penalties
Urdapilleta B. (27')
Le rendez-vous est pris ! Quarante-deux ans après sa dernière apparition en demi-finales, l’Aviron Bayonnais s’est offert le droit d’y croire ce vendredi soir, en écartant des Clermontois apathiques à Jean-Dauger. Malgré une météo dantesque, bien loin du soleil et des barbecues que l’on associe aux matchs couperets, Bayonne a su dompter les éléments pour décrocher un succès historique devant son public. Une rencontre sans grandes envolées, certes, mais ô combien cruciale pour un club en pleine ascension.
Quatrièmes de la saison régulière, les Basques faisaient figure de favoris avant le coup d’envoi de ce « quart de finale ». Mais comme l’a répété le manager général Grégory Patat tout au long de la semaine, tout peut arriver en phases finales. Après un début de match cadenassé, marqué par une pluie battante, les Ciel et Blanc ont usé des Auvergnats en manque de souffle pour finalement faire respecter la logique. Trop puissants, trop disciplinés, trop inspirés… les Bayonnais se sont montrés supérieurs dans tous les compartiments du jeu. Et les statistiques le prouvent.
Dominants, malgré quelques absences notables dans leur XV de départ, les Sudistes n’auront jamais vraiment tremblé. Et encore moins après le seul éclair de génie du match, signé Tom Spring à la 55e minute, qui a offert onze points d’avance à un peu plus de vingt minutes du terme. Servi en bout de ligne d’une somptueuse diagonale de Camille Lopez, le jeune arrière a ensuite mystifié les deux derniers défenseurs clermontois. Un essai plein de sang-froid et de vista, qui a fait exploser Jean-Dauger et assommé définitivement des Jaunards déjà en difficulté.
À partir de là, Bayonne s’est alors contenté de gérer, enchaînant les temps de jeu et en s’appuyant sur une domination territoriale totale pour verrouiller une qualification historique. Qui aurait cru que cette équipe évoluait encore en Pro D2 il y a trois ans ?
Sans briller, Bayonne s’offre donc une victoire de prestige et, plus encore, un billet pour les demi-finales à Lyon le week-end prochain. Si les chances ne seront pas de leur côté face à l’ogre toulousain, impossible n’est décidément pas bayonnais cette saison. De quoi promettre un choc au sommet ce vendredi soir (21h05). Déjà auteurs d’un exercice presque irréel, pourquoi ne pas prolonger cette folle épopée une semaine de plus ?
Toulon vs Castres : en deux temps


Jaminet M. (51'), Tuicuvu S. (56'), Isa F. (71'), White B. (73'), Nonu M. (78'), Wainiqolo J. (81')
Tries
Papalii A. (19'), Fernandez J. (59')
Jaminet M. (51', 71', 73', 78'), Serin B. (57')
Conversions
Palis G. (20'), Fernandez J. (60')
Jaminet M. (13', 28', 37', 40')
Penalties
Palis G. (35'), Fernandez J. (42', 54')
L’odeur des phases finales était de retour à Toulon ce samedi, mais il aura fallu faire preuve de patience avant de pouvoir pleinement exulter sur la Rade. Poussifs en première mi-temps (12-10), les Toulonnais ont fini par faire craquer des Castrais accrocheurs, inscrivant pas moins de six essais dans la dernière demi-heure. Un succès majeur pour les hommes de Pierre Mignoni, qui retrouvent les demi-finales du Top 14 pour la première fois depuis 2017.
Auteurs d’un véritable festival offensif après la pause, les Varois ont offert un bel aperçu de leur puissance de feu avant de défier Bordeaux au Groupama Stadium. Relances, chisteras, courses électriques : les joueurs de la Rade ont enflammé Mayol.
Si cette victoire marque alors le retour au sommet du Rugby Club Toulonnais, elle restera aussi, et surtout, dans les mémoires pour une toute autre raison. Décisif et tout en puissance à deux minutes du sifflet final, Ma’a Nonu a écrit un peu plus l’Histoire, devenant le joueur le plus âgé à inscrire un essai en Top 14. Pour ce qui pourrait bien être le dernier match de son illustre carrière, à défaut d’être aligné contre Bordeaux, le vétéran All Black a dit adieu à Mayol de la plus belle des manières. Une fin en apothéose pour une légende vivante du rugby.
Soufflant le chaud et le froid face au CO, Toulon devra se montrer néanmoins plus clinique contre les champions d’Europe en titre. Mais comme souvent cette saison, David Ribbans et ses hommes sont capables du meilleur comme du pire. Quel visage les Varois afficheront-ils sur la pelouse de l’OL ? Rendez-vous ce samedi soir pour un choc qui s’annonce électrique.