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Vainqueurs du Stade Français à Jean-Bouin ce dimanche, c’était une soirée presque parfaite pour Toulouse, qui se donne de l’air en tête du championnat. Mais si cette victoire fera du bien au point comptable, elle va surtout laisser des traces côté Rouge et Noir, qui auront perdu un élément clé dans la capitale… Sorti touché, le demi de mêlée stadiste, Naoto Saito, a dû quitter les siens dès la 66ème minute et souffrirait d’une entorse externe de la cheville gauche selon les premières nouvelles. LE gros bémol de ce déplacement à Paris.

Vainqueurs du Stade Français à Jean-Bouin ce dimanche, c’était une soirée presque parfaite pour Toulouse, qui se donne de l’air en tête du championnat. Mais si cette victoire fera du bien au point comptable, elle va surtout laisser des traces côté Rouge et Noir, qui auront perdu un élément clé dans la capitale… Sorti touché, le demi de mêlée stadiste, Naoto Saito, a dû quitter les siens dès la 66ème minute et souffrirait d’une entorse externe de la cheville gauche selon les premières nouvelles. LE gros bémol de ce déplacement à Paris.


Carbonel (23'), Briatte (31'), Macalou (76')
Tries
Banos (2'), Costes (12'), Mallia (63')
Carbonel (24', 32'), Henry (77')
Conversions
Mallia (3', 13', 64')
Penalties
Mallia (9', 56')
“Il fait pas bon de porter le 9 en ce moment chez nous”, c’est avec beaucoup d’humour qu’Ugo Mola est revenu sur la sortie prématurée de Naoto Saito hier soir. Le point noir de ce classique remporté haut la main face à un Stade Français en délicatesse cette année. Si le manager toulousain préfère donc en rigoler, la situation devient alarmante pour les champions de France en titre, qui puisent dans leur réserve au poste de demi de mêlée.
Sans son facteur X Antoine Dupont jusqu’à la fin de la campagne et déjà orphelin d’Ange Capuozzo, couteau suisse de luxe dans les lignes arrières, Toulouse se voit alors en panne de numéro 9 avec ce nouveau pépin malheureux du japonais. “C’est un pari de faire confiance aussi à l’ensemble de notre effectif sans aller chercher de joker”, a déclaré l’ancien international bleu, qui regrette sans doute son choix de ne pas avoir signé un nouveau demi de mêlée de métier cet hiver.
Un Saito inspiré
Titulaire pour la quatrième fois de la saison, Saito a brillé sur la pelouse parisienne ce dimanche. Une copie plus que propre pour celui qui avait la lourde responsabilité d’animer le jeu toulousain. Si l’ancien des Sunwolves n’a pas toujours fait bonne impression sous le maillot occitan depuis son arrivée en France, cette prestation aura fait taire un bon nombre de critiques, lui qui a alterné à merveille le jeu des visiteurs malgré des conditions parfois dantesques.
Tout n’a peut-être pas été parfait, mais le Brave Blossom aux 25 capes peut tout de même se satisfaire de ses 66 minutes de haut vol à Paris et une passe décisive lumineuse pour Juan-Cruz Mallía, de quoi définitivement faire le break au score. Une belle partie donc dans l’ensemble pour le japonais, qui devra patienter avant de découvrir la durée de son indisponibilité.
Qui en 9 ?
Avec seulement quatre demi de mêlée dans son effectif en début de saison, les options ne sont plus très nombreuses pour le Stade Toulousain à l’approche du sprint final.
Au repos face aux Parisiens, Paul Graou devrait logiquement hérité du maillot pour le reste de la campagne, mais quelles autres solutions se présentent alors au staff de la ville rose ? Si le jeune Simon Darroque (19 ans), rentré en cours de jeu hier soir pour seulement sa quatrième apparition chez les grands, est le dernier remplaçant possible au poste, Ugo Mola aurait trouvé une piste pour le moins surprenante. “Dans tous les cas, on commence à faire des passes à Peato Mauvaka, on fait travailler un peu Guillaume Cramont aussi à la mêlée, a-t-il dévoilé en souriant au micro de Canal +. On essaie d’anticiper tout ce qui pourrait nous tomber sur le coin du nez”.
Deux talonneurs pour supplier la charnière toulousaine ? On aura vu bien plus étonnant sur les pelouses du Top 14… Mais avant de passer au ‘système D’, Saito devra réaliser plusieurs examens complémentaires en début de semaine pour connaître la nature exacte de sa blessure. Affaire à suivre aux bords de la Garonne.